Pourquoi faut-il, quand on se penche
Coté bonheur que rien ne se déclenche ?
Pourquoi faut-il qu’une fausse pudeur
Pose ses menottes sur les mimines du cœur ?
Les enchainés tirent leur boulet de condamnés
A regarder ce que serait leur liberté.
Pour s’envoler avec les ailes qu’ils ont volées
Sûr qu’il faudrait sur la ficelle qu’ils puissent tirer.
Pourquoi faut-il quand on se lève
Coté erreur qu’on soit mauvais élève ?
Pourquoi faut-il qu’une mauvaise note
Tombe sans jugeote sur une tête de linotte
C’est peut-être l’une des choses qui fait que dans la lune
On voit aucune tête de distrait chercher fortune.
Tous les pourquoi, toutes les lazzi, les rires narquois
Font du dégât. Gare à celui qui lève le doigt.
Pourquoi faut-il que la réponse
Se love au creux de ce que l’on dénonce ?
Pourquoi faut-il que le bonheur
La bouche en cœur suive un serpent d’erreur ?
Il nous surprend, il fait tâche d’encre, c’est sidérant.
Quand on comprend, plus ou moins cancre on se repent.
On a cherché toujours ailleurs, loin, sans trouver.
On est passé prés du bonheur, tout à coté.









